
Au poulet, au porc ou au poisson, le Colombo -du nom des épices qui le composent- est sans aucun doute le plat national par exellence de la cuisine antillaise.
Héritage des Indiens arrivés en Martinique dès la fin du 19ème siècle -travailleurs dans les plantations recrutés dès la fin de la traite des Noirs, puis l'abolition de l'esclavage (1848)- le colombo, est une variété de curry composé d'un mélange d’épices -appelé Mandia- et de condiments couramment utilisés dans la cuisine locale tels que l'ail, la cive et le gingembre.
Le Mandia, ne contient pas de curry à proprement parler -rappelons qu'un curry n'est rien d'autre qu'un mélange d'épices bien spécifiques- . Et à vrai dire, il existe presque qu'autant de version du Mandia que de manmans créoles. On peut cependant noter une base : curcuma, coriandre, moutarde, poivre et clous de girofle finement moulus.
A ces épices s'ajoutent les secrets de fabrication des familles : anis, paprika, piment doux, cardamone…
Pour réussir un bon colombo, j'ai mes petites astuces :
>>> D'abord, l'assaisonnement des viandes ou poissons durant au moins 12h00.
>>> Je fais revenir quelques épices dans l'huile avant d'y plonger ma viande, mon poisson ou mes légumes. Les graines à roussir (mélange de cumin, fenugrec, moutarde généralement) sont bien pratiques mais je préfère faire mes propres mélanges avec une affection toute particulière pour les graines de moutarde, le cumin et la cardamone en grain.
>>> J'utilise indifféremment la pâte ou la poudre à colombo (fabrication artisanale et locale évidemment). Pour la poudre cependant, je réalise une pâte en mixant l'ail et la cive.
La recette du jour est une libre interprétation du colombo, en version végétarienne et express. Un colombo en moins d'une heure, c'est possible !
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